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L'élevage et le carbone

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Pourquoi parle-t-on de « carbone » ?

La contribution à l’effet de serre des différents gaz est variable. Elle dépend de leur Pouvoir de Réchauffement Global (PRG), puissance radiative qu’ils renvoient vers le sol sur 100 ans. Le PRG se mesure relativement au dioxyde de carbone (CO2) et les émissions de chacun des gaz s’expriment en quantité d’équivalent CO2.
C’est pourquoi on parle de manière générale de carbone lorsqu’on s’intéresse aux émissions de gaz à effet de serre.

L'agriculture et les gaz à effet de serre

L’agriculture est le troisième secteur d’activité émetteur de gaz à effet de serre en France.
Elle représente 17% des émissions brutes* (10,4% pour l’élevage bovin), derrière les transports et le secteur résidentiel et tertiaire (source : CITEPA, 2017).
Le secteur agricole émet essentiellement du dioxyde de carbone CO2 (consommations directes et indirectes d’énergie), du protoxyde d’azote N2O (gestion des effluents et épandages d’azote minéral ou organique) et du méthane CH4 (fermentation entérique des ruminants et fermentation des déjections).
L‘agriculture, et, plus particulièrement l’élevage bovin, est donc une source significative d’émission de gaz à effet de serre. Mais, elle possède un atout indéniable : la capacité de compenser une partie de ses émissions en stockant du carbone à travers les haies et les prairies, grâce à la photosynthèse.(Source : Dollé et al, 2013. Schémas : Idele, chiffres clés – élevage et environnement).

L’élevage bovin a donc un rôle important à jouer dans la lutte contre le changement climatique et les zones herbagères présentent un atout majeur.

*Emissions brutes : la compensation des émissions de GES par le stockage de carbone n’est ici pas prise en compte.

 

Et dans le Cantal où en sommes-nous ?

Cantal Conseil Elevage et la Chambre d'agriculture du Cantal ont réalisé en 2019-2020 156 diagnostics "carbone" dans des fermes laitières. La synthèse des résultats obtenus montrent que :
- Les émissions brutes ramenées au litre de lait produit (1.07 kq éq CO2/L)  légèrement plus élevées que la moyenne nationale (1,04 kq éq CO2/L)
- Une compensation, via le stockage, trois fois supérieure à la moyenne nationale !
Ce qui se traduit par une empreinte carbone nette cantalienne très inférieure à la moyenne nationale (de 21,5%).

Le diagnostic CAP’2ER* permet :
-    De dresser un état des lieux des impacts environnementaux de l’élevage ;
-    D’envisager des évolutions techniques visant à améliorer son bilan carbone et à gagner en efficacité économique ;
-    De mettre en avant les contributions positives (performance nourricière, maintien de la biodiversité, stockage de carbone, etc.) et de valoriser l’image de l’élevage.
Il constitue également une première étape pour accéder au marché du carbone, pour la vente de crédits carbone lors d’appels à projets.
*Calcul Automatisé des Performances Environnementales en Elevage de Ruminants.

Vous souhaitez connaître l’impact environnemental de votre élevage ?
  • Vous êtes installé depuis moins de 5 ans : vous pouvez bénéficier d’un Bon Diagnostic Carbone dans le cadre du plan de relance.
  • Pour les agriculteurs installés depuis plus de 5 ans, d’autres programmes régionaux d’accompagnement bas carbone existent : renseignez-vous auprès de votre conseiller.