Méthode et cas type

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Préalables

Forts du suivi d’une cinquantaine de fermes dans le dispositif INOSYS Réseau d’élevage les départements du Cantal, de la Haute Loire, de la Lozère et du Puy de Dôme décrivent 16 systèmes de production laitière spécialisés ou mixtes qui se veulent illustratifs de la diversité de l’élevage laitier de ces départements (contexte pédoclimatique, zones fourragères, mode de conduite et débouchés).

Construits à partir d’observations concrètes en fermes, ces systèmes de production fournissent des références et des objectifs accessibles. D’une part ils donnent des repères aux éleveurs et aux techniciens
pour piloter les exploitations ou établir des projets. D’autre part ces systèmes modélisés et optimisés sont disponibles pour tous travaux de prospective sur l’élevage laitier à l’échelon départemental et national.

Les résultats conjoncturels sont établis à système technique constant en intégrant les évolutions économiques des prix des matières premières (IPAMPA), des charges et des produits. Les prix de vente des
animaux et du lait sont actualisés à partir des données commerciales de groupements de producteurs, de laiterie, et à dire d’experts (de nombreux éléments d’actualisation sont publiés dans le référentiel élevage).

Les systèmes de production laitière décrits dans un cadre qui correspond à celui des cahiers des charges des AOP d’Auvergne (Bleu d’Auvergne, Cantal, Fourme d’Ambert, Saint Nectaire et Salers), voient leur prix du lait majoré d’une plus-value. Cette plus-value est estimée à partir des données collectées au sein de la filière et des différentes entreprises de collecte.


En fonction des zones de collectes et des zones d’appellation, certains cas types, dans leur fonctionnement, peuvent répondre au cahier des charges de plusieurs AOP. Le choix a été fait de les décrire dans une d’entre elles (voir deux ou trois quand celles-ci se cumulent, exemple Cantal + Fourme d’Ambert + Bleu d’Auvergne) en croisant les zones AOP et les zones de présence majoritaire des cas types.

Exemple : BL15 Mont du Cantal donc AOP Cantal + Bleu d’Auvergne.
Néanmoins un cas type peut illustrer un système de production, d’une autre zone d’appellation d’origine (par exemple ce même BL15 présent sur la zone d’appellation Fourme d’Ambert et Bleu d’Auvergne). Le tableau suivant permet de visualiser les potentialités entre cas type et AOPP.

Bien évidemment un système d’exploitation dont le fonctionnement correspond à un cas type et présent sur une zone d’appellation peut aussi avoir fait le choix de ne pas intégrer un cahier des charges.
D’autres systèmes, bien que présents sur des zones d’appellation (BL50) sont décrit sans plus-value car leur fonctionnement tel qu’il est décrit à travers le cas type ne correspond pas au cahier des charges de l’AOP. Des modifications substantielles seraient à apporter pour l’intégrer.

Méthodologie de construction des cas types

  • Ils sont décrits sur l’année civile.
  • La céréale autoconsommée fait l’objet d’une cession au troupeau (valeur définie annuellement en fonction du prix de marché : 145 €/tonne pour 2018).
  • Les aides couplées et découplées sont celles qui sont dues au titre de l’année étudiée. Les aides couplées (DPB + aide verte + surprime) ont été établis sur la reconstitution historique propre à chaque système. Cette publication ne tient pas compte de stabilisateur ou discipline budgétaire non connus à cette date pour la PAC. Un stabilisateur de 5% a été appliqué pour les ICHN.
  • Pour comparer les systèmes sociétaires et les formes individuelles, la rémunération des associées et les indemnités de mise à disposition ne sont pas prises en compte pour le calcul de l’EBE.
  • Pour le foncier, on considère que 2/3 des surfaces sont en fermage (à des tiers), le reste en propriété (ou mis à disposition).
  • Les systèmes sont décrits à l’équilibre fourrager sans variation économique des stocks et les performances animales et végétales ne sont pas affectées par les aléas climatiques et lesproblèmes sanitaires. Néanmoins, à partir de l’exercice 2018, une approche de l’impact économique d’un déficit fourrager, qu’il soit exceptionnel ou chronique est proposée. Elle figure aubas de la page « description-commentaires-chiffres clés » de chaque cas type. Ce chiffrage concerne uniquement un coût estimé (1) du renflouement du déficit fourrager pour différents niveaux (déficit de 10 % = 500 Kg de MS / UGB environ …).


Les comptes de résultat proposés ne prennent pas en compte les éventuelles compensations issus des procédures calamités ou des collectivités territoriales.

(1) Mode de calcul : Le déficit fourrager est converti en déficit d’UFL et la compensation de ce dernier e été établie sur la base d’un coût de 0.25 €/UFL acheté. Ce coût est estimé à partir
d’un mix de produit disponible sur le marché avec un tarif automne 2018 (base orge, foin, maïs ensilage).
Ex : Cas type BL15 2018


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