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Azote 200°C

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Apports d’azote sur céréales à paille

A la sortie de l’hiver, la température de l’air augmente plus vite que celle du sol. La croissance de la céréale redémarre, tandis que la minéralisation n’a quasiment pas repris.
Le sol ne couvrira pas les besoins de la céréale. Un apport d’engrais est de ce fait nécessaire.
Après avoir calculé la dose totale à apporter selon l’objectif de rendement (méthode du bilan), la stratégie classique consiste à fractionner la dose d’azote calculée en deux passages.

  • Le 1er apport doit se faire au stade tallage, en février ou mars selon l’altitude. A ce stade la température est le facteur principal pour l’initiation des talles. La céréale a des besoins faibles ; sa croissance est lente mais une carence peut réduire la vitesse d’émission des feuilles voire bloquer le tallage. Les risques en lessivage sont forts : apporter 40 à 50 kg N / ha maximum.
    Cet apport peut être modulé en fonction des résultats de l’analyse des reliquats azotés en sortie d’hiver et de l’état de la culture.
    Pour ce premier apport, le repère des 200 °C cumulés (base 0°) à partir du 1er janvier peut être utilisé (cf tableau).

 

Cumuls des températures au 17 février 2019

Cumuls calculés à partir du 1er janvier, BASE 0°C, à partir des températures moyennes journalières.
Source : Météo France - Traitement CA15
 

Ces cumuls des températures sont mis à jour toutes les semaines dans le tableau ci-dessus jusqu’au 200 ° cumulés des stations les plus élevées en altitude.

NB :
le repère des 200 degrés cumulés, base 0° - 1er janvier, peut être également utilisé pour faire le premier apport d’azote sur les prairies qui seront récoltées tôt au printemps (récolte en ensilage ou en enrubannage).
 

  • Le 2ème apport doit permettre à la plante d'avoir l'azote disponible dès le stade épi 1 cm. Ce stade est atteint entre mars et avril suivant l’altitude et la date de semis.
    Le rôle de la lumière devient prépondérant pour l’initiation des organes reproducteurs. L’azote assure la croissance des organes formés.
    A ce stade, les quantités d’azote nécessaires deviennent importantes. En cas de manque d’azote, certaines talles peuvent dépérir ce qui entraîne la diminution du nombre d’épis.
    Pour un objectif de rendement de 70 quintaux, ce deuxième apport est évalué à 50 kg N / ha pour une parcelle recevant du fumier à l’automne et avec un précèdent prairie.
     

En l’absence d’épandage d’effluents d’élevage, la dose d’apport de ce second passage sera de :

- 60 kg N / ha maxi pour une orge très tallée, pour ne pas prendre le risque de voir verser la culture en cours de printemps.
- 80 kg N / ha pour un blé ou un triticale (modulation en fonction du potentiel du sol). 
 

         Observation du stade « épi 1 cm » à faire sur le maître brin de 20 plantes (Source : Arvalis-Institut du Végétal)


Enfin, les prévisions pluviométriques sont également déterminantes. En effet, l’apport d’engrais sera d’autant plus efficace s’il bénéficie d’un cumul de pluies d’au moins 15 mm dans les 15 jours qui suivent.

 

 

 

 

 

       Observation du stade « épi 1 cm » à faire
sur le maître brin de 20 plantes
(Source : Arvalis-Institut du Végétal)

 

Enfin, les prévisions pluviométriques sont également déterminantes. En effet, l’apport d’engrais sera d’autant plus efficace s’il bénéficie d’un cumul de pluies d’au moins 15 mm dans les 15 jours qui suivent.

CONTACT

Christophe Chabalier
Conseiller en agronomie
Responsable du service R.I.D.
04 71 45 60 51 / 06 71 76 86 38
christophe.chabalier@remove-this.cantal.chambagri.fr